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POURQUOI LE CONSEIL MUNICIPAL A REJETÉ LA SUBVENTION DE 11 MILLIONS D’EUROS DU DÉPARTEMENT DES YVELINES ?

October 1, 2019

   Lors du Conseil municipal du 30 septembre, une majorité de 18 élus - sur les 33 siégeant - a décidé de voter CONTRE la convention « Prior’Yvelines »,, qui leur était proposée par le Maire.

Prior’Yvelines est un dispositif destiné a accompagner les villes « bâtisseuses » qui s’engagent dans de vastes opérations de bétonnage.

 

   Si de prime abord cette convention semble plutôt avantageuse, sa signature aurait en réalité des conséquences désastreuses pour la ville et ses habitants, comme l’explique Anthony Effroy, chef de file du groupe « Bien vivre à Carrières » :

 

« Cette convention n’est que du chantage à la bétonisation de notre ville. Alors que nous avons déjà fait des efforts considérables en terme de construction, sans que les infrastructures publiques ne suivent, on nous demande aujourd’hui d’accepter encore plus de logements supplémentaires, sur une temporalité encore plus courte.

Ce n’est donc qu’au prix de 1 777 logements sur 5 ans, que la ville ne pourrait prétendre à la subvention du Département des Yvelines… INACCEPTABLE !

 

Si la précédente équipe municipale avait déjà mis la ville sur les rails de la densification à outrance, le Maire actuel fait lui aussi le jeu des promoteurs en décidant d’accroître le nombre de logements des différents programmes immobiliers de la ville.

C’est ainsi que sur la période 2015-2020, le Maire a augmenté de 70% le nombre de logements (passant ainsi de 1 300 à 2 187).

La ZAC Centralité a vu ses logements passer de 2 800 à 3 200 et lors de l’élaboration du PLHi le maire en a accepté 1 657 supplémentaires après 2023.

De 2016 à 2018, 1 187 logements sont sortis de terre et d’ici à 2025 le Maire s’engage à en créer 3 849 supplémentaires, dont 30% de sociaux, 30% de T1/T2 et 36% de T3.

Une telle politique n’est bénéfique qu’aux promoteurs et aura de lourdes conséquences pour les citoyens. Rejeter cette convention était une question de bon sens, même si cela est difficile à faire comprendre aux habitants, tant le montant de la subvention semble attrayant. »

 

   Outre la question des volumes de construction imposés par cette convention, l’aspect financier justifiait également son rejet.

En effet, le subventionnement proposé par le Conseil départemental étant plafonné à 70% du coût total du projet, le reste à charge pour la ville s’élèverait à 14 667 220 €.

 

Ce montant porterait l’endettement par habitant à 2 850 €, quand la moyenne des communes de même strate est d’environ 950 €.

Pour Anthony Effroy, cette convention ne répondait, ni aux besoins d’urbanisation, ni aux contraintes budgétaires de la ville :

 

« La politique d’aménagement décidée par le Maire conduit notre commune à une asphyxie programmée, la typologie de logements retenue brisera toute mixité sociale et l’impact fiscal de ces projets mal ficelés finira de détruire toute attractivité de notre ville.

Il était temps que les élus prennent leurs responsabilités et sifflent la fin de la récréation pour les promoteurs et bétonneurs en tout genre, pour lesquels Carrières était devenue un terrain de jeux à forte rentabilité. »

 

 

 

 

 

 

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